En l'absence de testament, la loi française définit un ordre précis d'héritiers. Voici qui reçoit quoi selon les situations.
En France, 6 personnes sur 10 décèdent sans testament. Dans ce cas, c'est la loi — et non la volonté du défunt — qui détermine qui hérite et dans quelle proportion. Voici les règles en vigueur en 2026.
La loi classe les héritiers en 4 ordres. Un ordre n'hérite que si le précédent est vide :
Les enfants héritent en parts égales. Si un enfant est décédé, ses propres enfants (les petits-enfants du défunt) héritent à sa place par représentation.
Si le défunt n'a pas d'enfants : ses parents, frères et sœurs héritent. Les frères et sœurs passent avant les parents si le défunt a eu des enfants d'un côté.
Grands-parents et arrière-grands-parents, s'il n'y a ni descendants, ni parents proches.
Oncles, tantes, cousins germains, jusqu'au 6e degré. Au-delà, l'État hérite.
Le conjoint marié (ou partenaire PACS avec testament) bénéficie d'une protection particulière :
Le conjoint choisit entre : 1/4 de la succession en pleine propriété, ou 100% en usufruit (usage du logement, perception des revenus, sans pouvoir vendre sans l'accord des enfants).
Le conjoint n'a droit qu'au 1/4 en pleine propriété. Pas d'option pour l'usufruit total.
Le conjoint hérite de 1/2 de la succession. Chaque parent du défunt reçoit 1/4.
Le conjoint hérite de la totalité de la succession.
Même avec un testament, certains héritiers sont protégés par la réserve héréditaire :
La quotité disponible (ce que vous pouvez donner librement) est le complément. Avec 2 enfants, vous ne pouvez léguer librement qu'1/3 de votre patrimoine.
Notre simulateur calcule les droits selon la situation réelle de votre famille.
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